The Prague Post - Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

EUR -
AED 4.02547
AFN 78.958383
ALL 99.102869
AMD 431.181955
ANG 1.961978
AOA 1003.890567
ARS 1184.765046
AUD 1.813586
AWG 1.97271
AZN 1.867466
BAM 1.955265
BBD 2.22659
BDT 133.983319
BGN 1.957778
BHD 0.412787
BIF 3277.602688
BMD 1.09595
BND 1.474296
BOB 7.619914
BRL 6.405394
BSD 1.102698
BTN 94.079244
BWP 15.358795
BYN 3.608812
BYR 21480.619234
BZD 2.215094
CAD 1.559263
CDF 3148.664634
CHF 0.944431
CLF 0.02729
CLP 1047.223301
CNY 7.980215
CNH 7.994999
COP 4582.945323
CRC 557.847278
CUC 1.09595
CUP 29.042674
CVE 110.234821
CZK 25.256829
DJF 196.376238
DKK 7.461451
DOP 69.640934
DZD 146.03502
EGP 55.406831
ERN 16.439249
ETB 145.347308
FJD 2.537019
FKP 0.848847
GBP 0.850992
GEL 3.01429
GGP 0.848847
GHS 16.936386
GIP 0.848847
GMD 78.318573
GNF 9501.669172
GTQ 8.456513
GYD 230.334669
HKD 8.520633
HNL 28.123814
HRK 7.531044
HTG 145.64165
HUF 405.948886
IDR 18161.758515
ILS 4.100568
IMP 0.848847
INR 93.716415
IQD 1435.708041
IRR 46033.956886
ISK 144.87989
JEP 0.848847
JMD 172.346268
JOD 0.777072
JPY 161.061946
KES 141.88023
KGS 95.094156
KHR 4380.964858
KMF 492.004547
KPW 986.354973
KRW 1601.071317
KWD 0.338069
KYD 0.898682
KZT 557.183496
LAK 23688.554446
LBP 98650.025174
LKR 323.77412
LRD 219.055278
LSL 20.939938
LTL 3.236056
LVL 0.66293
LYD 5.297694
MAD 10.461464
MDL 19.256918
MGA 5097.248275
MKD 61.454645
MMK 2300.773509
MNT 3844.69323
MOP 8.776202
MRU 43.723365
MUR 48.849695
MVR 16.936109
MWK 1899.729173
MXN 22.386696
MYR 4.862473
MZN 69.669087
NAD 20.939938
NGN 1676.486674
NIO 40.164587
NOK 11.790932
NPR 150.016552
NZD 1.95777
OMR 0.421939
PAB 1.09595
PEN 4.030922
PGK 4.49162
PHP 62.914741
PKR 307.248605
PLN 4.267959
PYG 8823.836132
QAR 3.989667
RON 4.979528
RSD 117.168119
RUB 92.50772
RWF 1545.789905
SAR 4.110221
SBD 9.315355
SCR 16.229719
SDG 656.680085
SEK 10.947921
SGD 1.475122
SHP 0.861245
SLE 24.933268
SLL 22981.523891
SOS 624.183586
SRD 40.007558
STD 22683.951476
SVC 9.589967
SYP 14249.362274
SZL 20.939938
THB 37.609069
TJS 11.886343
TMT 3.832987
TND 3.349906
TOP 2.635115
TRY 41.641737
TTD 7.3774
TWD 36.393908
TZS 2920.947824
UAH 45.443935
UGX 4007.42983
USD 1.09595
UYU 46.305552
UZS 14175.789661
VES 77.401047
VND 28259.561187
VUV 133.834687
WST 3.068195
XAF 656.006063
XAG 0.037037
XAU 0.000361
XCD 2.959209
XDR 0.818399
XOF 656.006063
XPF 119.331742
YER 269.102584
ZAR 20.929909
ZMK 9864.868719
ZMW 30.585111
ZWL 352.89544
  • AEX

    -36.1500

    841.29

    -4.12%

  • BEL20

    -200.9900

    4093.59

    -4.68%

  • PX1

    -323.7000

    7274.95

    -4.26%

  • ISEQ

    -478.5600

    9703.53

    -4.7%

  • OSEBX

    -73.6400

    1396.13

    -5.01%

  • PSI20

    -330.9200

    6635.79

    -4.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.8100

    2624.78

    -3.13%

  • N150

    -201.8800

    3123.92

    -6.07%

Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

Après la récession historique subie en 2020 à cause de la crise sanitaire, l'économie française a nettement rebondi en 2021, avec une croissance de 7%, du jamais vu depuis 52 ans, et une activité qui a dépassé à la fin de l'année son niveau d'avant-crise.

Taille du texte:

Cette première estimation, publiée vendredi par l'Insee, surpasse toutes les prévisions faites par les économistes, l'Institut de la statistique, comme la Banque de France.

La dernière fois que l'économie française avait fait mieux, c'était en 1969 juste après la crise provoquée par le mouvement de mai 1968.

"C'est un rebond spectaculaire", qui "efface la crise économique" après une chute du PIB de 8% en 2020, s'est félicité le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France 2.

Sur le quatrième trimestre, l'activité "dépasse désormais nettement" son niveau d'avant-crise sanitaire, souligne l'Insee. "Ca prouve aussi que la politique économique du gouvernement est efficace", a ajouté le ministre.

Au total, l’État aura encore dépensé l'an dernier un peu plus de 60 milliards d'euros, au prix d'un déficit public qui devrait encore avoisiner les 7% et d'une dette publique autour de 113%.

Cette croissance "est une bonne nouvelle pour notre économie, l'emploi et les comptes publics. Cela réduira encore le déficit", a réagi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, sur twitter.

Avec une telle croissance, la France devrait signer une des meilleures performances de la zone euro, à la mesure toutefois de l'ampleur du choc subi l'année précédente.

La croissance a plafonné en Allemagne à 2,8% l'an dernier (-4,9% en 2020). Elle a atteint 5% en Espagne (-10,8% en 2020).

Si l'économie française a connu une progression lente en début d'année, marquée par la troisième vague de l'épidémie et des restrictions encore importantes, elle a fortement accéléré à partir de l'été, avec un ralentissement toutefois à 0,7% au dernier trimestre, au moment de la quatrième vague du Covid.

- déséquilibres persistants -

Sur le front de l'emploi, la France a vu le nombre de chômeurs descendre à son plus bas niveau depuis près de dix ans au dernier trimestre, selon des chiffres publiés cette semaine.

"C'est clairement un rebond très dynamique, on aurait difficilement pu l'espérer au début de l'année 2021", avance Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.

De là à dire que la crise est effacée, comme le ministre de l'Economie? "On ne peut pas aller jusque-là. Bien sur l'économie française a retrouvé son niveau d'avant-crise, on est 0,9% au-dessus. Mais on n'a pas effacé le choc, on a appris à rebondir, et on voit que l'économie doit apprendre à vivre avec les déséquilibres globaux que le choc a engendré; l'inflation et les perturbations des chaines de production", ajoute-t-elle.

Sur l'ensemble de l'année 2021 le PIB reste ainsi "1,6 % en deçà de son niveau moyen en 2019", précise l'Insee. Certains secteurs, comme le tourisme, les transports ou l'hôtellerie-restauration sont restés pénalisés par les restrictions.

- inflation et pouvoir d'achat -

Cela se ressent notamment dans la consommation des ménages, qui n'a renoué avec son niveau d'avant-crise qu'à la toute fin de l'année.

"La reprise a surtout été tirée par les dépenses publiques et l'investissement, ce dernier étant aussi lié aux aides de l'Etat comme les prêts garantis et le fonds de solidarité", estime Selin Ozyurt, économiste chez Euler Hermes.

Pour 2022, le gouvernement table sur une croissance de 4%, quand la Banque de France prévoit 3,6%.

L'Insee, qui n'a pas publié de prévision pour l'ensemble de l'année, anticipait en décembre une croissance de 0,4% au premier trimestre, puis 0,5% au deuxième.

C'était avant que la vague Omicron ne frappe le pays, mais le gouvernement se veut optimiste: "Je ne redoute pas les effets d'Omicron" sur la croissance, avait assuré Bruno Le Maire mercredi.

"L'effet d'Omicron sera limité", abonde Selin Ozyurt, l'absentéisme et la désorganisation du travail que le variant engendre pouvant "se rattraper si la vague n'est pas trop longue".

L'autre risque majeur pour l'économie reste l'inflation, à 2,8% sur un an en décembre, poussée par l'énergie. Elle pourrait peser sur le pouvoir d'achat des ménages, freiner leur consommation, sans parler du risque social.

Ces dernières semaines l'exécutif a encore déployé plus de 15 milliards d'euros pour en limiter ses effets et le sujet s'impose comme la première préoccupation des Français à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

K.Dudek--TPP