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Tenant du titre, Toulouse aborde, gonflé de confiance, les 8e de finale de la Champions Cup ce week-end, tout comme Bordeaux-Bègles, auteur d'un parcours parfait en poules, au contraire de La Rochelle, double lauréat de la compétition en 2022 et 2023, en plein marasme.
. Toulouse et Bordeaux avec confiance
Auteur d'un doublé retentissant l'an passé, Toulouse, large vainqueur de Pau (55-10) grâce au retour de ses internationaux le week-end dernier, est largement favori face aux Anglais de Sale.
Les Sharks, qui n'ont guère brillé en poules, récupèrent cependant plusieurs joueurs absents en début de saison, dont les deux frères Tom et Ben Curry, poisons dans les rucks avec l'Angleterre lors du Tournoi. Pas de quoi faire peur cependant à leur compatriote Jack Willis, étincelant avec les Rouge et Noir cette saison.
Auteur d'un parcours parfait en poules (20 points sur 20), l'UBB retrouve l'Ulster, qu'il a écrasé en Irlande (40-19). "Chaque équipe a une mentalité différente en phases finales", avertit cependant le centre Yoram Moefana dans un entretien à l'AFP, assurant que "pas un joueur ne prend ce match à la légère".
. Un moment de vérité pour La Rochelle
Les Rochelais n'y arrivent plus: champions d'Europe en 2022 et 2023, les Maritimes n'ont plus gagné un match depuis début janvier, en panne d'inspiration dans leur jeu.
Le 8e de finale face au Munster, qui est également le match des retrouvailles de l'entraîneur rochelais Ronan O'Gara avec son ancienne équipe, a des allures de moment de vérité pour un groupe apparaissant en fin de cycle, et qui doit sauver sa saison, mal engagée en championnat (10e).
Face aux Irlandais, les Rochelais seront privés du troisième ligne des Bleus Paul Boudehent et du centre Jonathan Danty, mais pourront compter sur leur demi de mêlée néo-zélandais Tawera Kerr-Barlow.
. Toulon regoûte enfin aux phases finales
Eliminé dès les poules l'an passé, le RC Toulon a hâte de renouer avec la phase finale de la compétition continentale, qu'il a remporté à trois reprises (2013, 2014, 2015). "On s'est donné le droit de recevoir en huitième de finale donc c'est très excitant pour ce groupe et plutôt nouveau", apprécie auprès de l'AFP le manager toulonnais Pierre Mignoni.
Solide en phase de groupes comme en championnat, le RCT reçoit une équipe des Saracens au passé prestigieux (champions en 2016, 2017, 2019), mais qui a déjà annoncé vouloir laisser au repos ses internationaux anglais (Maro Itoje, Jamie George, Tom Willis...) "Je sais très bien qu'il y aura tout de même une excellente équipe face à nous", relativise Mignoni.
. Castres, 23 ans plus tard
Castres renoue avec les phases finales européennes, pour la première fois depuis 23 ans. Les Tarnais reçoivent Trévise, invité surprise de la phase finale. Gare à ne pas se faire surprendre par le jeu offensif des Italiens, portés notamment par le centre international Tommaso Menoncello, meilleur joueur transalpin du Tournoi 2024.
Clermont, qui n'a lui plus joué la phase finale depuis 2022, n'aura sur le papier pas la tâche facile à Northampton, champion d'Angleterre en titre, guidé par son jeune ouvreur Fin Smith et son phénomène Henry Pollock en troisième ligne.
Mais les Saints sont sur courant alternatif cette saison, et restent sur trois défaites successives en championnat. Un motif d'espoir pour les Jaunards, eux-mêmes dans une phase délicate en Top 14 (4 défaites contre une seule victoire sur les cinq derniers matches).
. Le Leinster toujours en course
Finaliste malheureux des trois dernières éditions, le Leinster semble moins souverain que lors de sa période dorée (titres en 2009, 2011, 2012 et 2018), mais semble avoir les armes pour se sortir des griffes des Harlequins anglais de Marcus Smith, au jeu séduisant à défaut d'être toujours efficace.
Glasgow, champion en titre de l'United Rugby Championship et deuxième de son groupe derrière Toulon, reçoit lui Leicester, corrigé par Toulouse (80-12) lors de la dernière journée de la phase de poules.
M.Jelinek--TPP